Hervé Tremblay o.p. | Collège universitaire dominicain
Hervé Tremblay o.p.

Hervé Tremblay o.p.

Professeur, Faculté de théologie
T 613-233-5696 poste 507
herve.tremblay@udominicaine.ca
Bureau : 507

Je me définis d’abord comme un amant de la beauté. J’ai besoin de ma dose quotidienne de beauté, que je trouve dans la nature, dans la musique (je suis un « barroqueux » impénitent) et dans la littérature.

Beauté dans la nature, d’abord, surtout dans ma passion pour l’observation des oiseaux, mais aussi de tout ce qui bouge (papillons, reptiles, serpents, animaux). Cette activité suppose un esprit d’exploration, voire un instinct de chasseur. En nature, il faut marcher lentement, être attentif aux détails, écouter, attendre patiemment, chercher ce qui se voit difficilement.

Mais ce n’est pas directement la beauté des textes qui m’a conduit à l’étude de l’Ancien Testament, c’est l’amour des langues. Jeune, j’étais fasciné par les langues et je me suis mis à en apprendre quelques-unes, dont le grec et le latin. L’apprentissage de ces langues et la vocation à la vie religieuse ont orienté cet amour des langues vers la Bible. Après les études de premier cycle, j’ai complété des études supérieures à Rome, d’abord à l’Université Grégorienne puis à l’Institut biblique pontifical. Revenu au Canada, j’ai complété mon doctorat au CUD d’Ottawa avec une thèse sur la Septante du livre de Job (Paris, Gabalda, 2001). Depuis 2002, je suis professeur d’Ancien Testament au CUD.

On dit que les professeurs d’Ancien Testament sont des gens un peu bizarres. En effet, il leur faut maîtriser une histoire plus que millénaire, apprivoiser le monde ancien préscientifique, étudier des livres difficiles à comprendre et parfois remplis de violence. Ils sont comme des archéologues des textes. Il me plaît de penser plutôt que ma carrière exégétique et mon enseignement sont dans la même ligne que ce que je fais en nature : exploration de ce qui ne se voit pas facilement, contemplation de la beauté, attention aux détails. C’est ainsi que j’ai toujours particulièrement aimé la critique textuelle et les versions anciennes, surtout la Septante grecque. Ces dernières années j’ai développé un goût pour l’histoire de l’exégèse dans le cadre d’un projet d’édition d’une œuvre du P. Lagrange. Parmi les livres bibliques, je continue d’avoir un intérêt particulier pour le livre de Job.

Cours enseignés dans le passé:

1er cycle 

  • Introduction au Pentateuque
  • Introduction aux livres prophétiques
  • Introduction aux livres sapientiaux
  • Introduction aux livres historiques

 

Sémaires de recherche

  • Les miracles dans la Bible 
  • Le diable en questions
  • Le livre des Proverbes et la sagesse populaire 

 

Livres

Job 19,25-27 dans la Septante et chez les Pères grecs. Unanimité d’une tradition, Paris, Gabalda, 2002. Études bibliques 46.

 

Chapitre dans un livre

« Vox clamantis in deserto ? L’enseignement d’Amos sur la justice sociale dans le contexte de la théorie de l’unité des douze », The Book of the Twelve – One or Many ? Edited by E. Di Pede and D. Scaiola, Zürich / New York / Göttingen, Mohr Siebeck, 2016, p. 107-133 (Forschungenzum Alten Testament 2. Reihe 91).

 

Articles

« Les lois du Pentateuque et les droits humains », ScEs 69(2017), p. 179-200.

« Comment comprendre les oracles contre les nations chez les prophètes ? » ScEs 67(2015), p.51-68.

« Les prophètes bibliques dénoncent la corruption », Éthique et société vol. 8 no 1 (janvier-avril 2012), p. 93-115.

« Les droits humains viennent-ils directement des textes bibliques ? » ScEs 62(2010), p. 195-212.

« Yahvé contre Baal? Ou plutôt Yahvé à la place de Baal? Jalons pour la naissance d’un monothéisme. II. Le conflit entre Canaan / Baal et Israël / Yahvé selon les textes », ScEs 61(2009), p. 51-71.

« Yahvé contre Baal? Ou plutôt Yahvé à la place de Baal? Jalons pour la naissance d’un monothéisme. I. Le conflit entre Canaan / Baal et Israël / Yahvé selon l’archéologie », ScEs 60(2008), p. 205-227.