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  • Rethinking Death and Vulnerability

    jeudi 06 octobre 2016
    Iva Apostolova

    Any first-year philosophy student is familiar with the oldest syllogism in the book, “All men are mortal, Socrates is a man. Therefore, Socrates is mortal.” Rather logical, is it not? But when it comes to our lived experiences, do we really know how to face our mortality and finitude?  

    We treat death as the most undesirable but yet, unavoidable event in one’s life, the ultimate evil. Dying is, more often than not, associated with ageing and the natural disability that comes with it – two of the things our culture fears the most. Western aesthetics worships youth. What is more, youth equals beauty. By association, the visual imagery of ageing recreated by numerous painters of the past few centuries is as an unkind wrinkly old woman. The message: loss of youth is loss of beauty, is undesirable. We seem to be thrashing between two attitudinal alternatives: succumb to a quiet resolve and drown in sorrow, or become defiant: “Old age should burn and rage at close of day; Rage, rage against the dying of the light” wrote the Welsh poet Dylan Thomas.

    But we forget that death, just like old age, is not just an event, it is a process. From the moment we are born, we begin to die. Ageing is not only about losing some of the abilities we enjoyed earlier in life, it is about acquiring new ones. So, why not honor it by learning how to relate to one another as ageing and finite beings? Grieving is a skill, among many other important skills we learn as we progress in life. We tend to associate grief with loss and pain. But it is so much more than that. Grief points us in the direction of our physical, cognitive, and emotional limitations. Knowing one’s limitations is half of the work, and a necessary groundwork in any (epistemological or other) inquiry. It is precisely on the backdrop of the (potential) loss which grieving anticipates that we appreciate the importance of forming human relationships. We are all dependent on those around us. Natural disability that comes with age should not lead to the loss of dignity and be treated as an imminent disadvantage.

    We are all vulnerable and helpless when brought into this world. This vulnerability does not just magically disappear as we mature; it simply shifts and manifests itself differently. Isn’t then disability and dependence just a matter of degree, not of kind? And isn’t it time that we shed the ableist accounts of autonomy and existence-in-the-world that we still seem to hold on to?

  • Débuter, commencer, ouvrir… l’année!

    mardi 06 septembre 2016
    Maxime Allard o.p.

    « Débuter »? Le verbe dit seulement, selon son étymologie, quitter un lieu, un poste. Cela dit partir. Pas plus. Débuter une année universitaire signalerait alors simplement ce qui avait été un but… pour aller vers un autre. Ainsi, nous quittons le temps estival des vacances pour entrer dans une période où nous nous retrouverons à l’université, dans le temps des universitaires! Drôle de temporalité en ce lieu, je puis vous en assurer! Mais je crois fermement que quitter les canicules et même les vacances pour ce qui peut survenir pendant l’année universitaire vaut le départ. Que de choses intéressantes, de lectures enrichissantes, d’événements surprenants peuvent survenir en cours d’année! Et tout est loin de se passer dans les nuages et la stratosphère conceptuelle, croyez-moi…

    « Commencer »? Avec ce verbe, il s’agit moins de partir en quittant quelque chose que d’entrer dans une expérience. Dans commencer, à l’origine, il y avait l’idée d’une initiation. Et qui dit initiation ne dit pas seulement recevoir un enseignement et être soumis à l’apprentissage de nouveautés porteuses d’une aura de vérité. Initier dit aussi un parcours qui transforme, qui fait vivre, sentir et penser autrement! Être initié, avec d’autres, par d’autres : vivre l’expérience universitaire n’est pas quelque chose de solitaire qui coupe du monde. L’expérience universitaire vous transforme pour voir et vivre le monde différemment, intensément.

    Enfin, « ouvrir »? Ce verbe implique que quelque chose était fermé ou voilé et qu’il est possible de l’ouvrir, de le dévoiler : un esprit, un horizon! Ouvrir, c’est aussi découvrir et, dans le cours d’une année universitaire, les découvertes abondent : on y découvre des gens, des idées, des pratiques insoupçonnées! Le verbe « ouvrir » implique aussi, dans ses racines latines, l’idée de creuser, d’aller en profondeur, de ne pas en rester en surface. Pendant l’année universitaire, il est certain – tant pour les professeurs que pour les étudiants et étudiantes – qu’il reste encore et toujours des idées à approfondir, des arguments et des propositions dans lesquels plonger. Difficile, en tous les cas de se satisfaire de rester sur place avec des opinions toutes faites.

    Commencez donc par vous laisser surprendre et émerveiller! Puis creusez de manière critique ce qui vous sera offert… Qui sait où ce début vous mènera? Qui sait ce qui s’ouvrira à vous?

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